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Opistographes & Attrapances
Opistographe (Imp/Éd) : Texte ou livre imprimé sur le recto et sur le verso.
ANT. Anopistographe, imprimé d’un seul côté, en général le recto. La copie du compositeur est toujours anopistographe.
Attrapance (Ty) : Vive dispute entre deux ouvriers typographes.
D’après David Alliot, Chier dans le cassetin aux apostrophes, Horay, 2004
Becs & serres
Portraits d’oiseaux de proie
Isis Olivier
Isis Olivier est artiste peintre. Elle vit et travaille en Cévennes.
C’est lors du relâcher d’un jeune vautour fauve à Saint-Maurice-Navacelles, au sud-est des Grands Causses du Larzac, qu’elle dessine son premier rapace.
En 2019, elle est accueillie comme artiste en résidence à l’Hôpital pour la faune sauvage Garrigues-Cévennes. Elle y dessine les animaux recueillis en soin.
En travaillant sur le vif, en direct, sans utiliser d’appareil photo, elle cherche à mieux sentir et saisir l’essence, l’énergie, la fragilité des animaux. Elle fait ses croquis au crayon graphite, au fusain sur du papier de soie pour ensuite mélanger plusieurs techniques : impressions monotypes, collage, peinture à l’huile…
Par son travail d’artiste, Isis veut partager la beauté du vivant, mais aussi en révéler la vulnérabilité.
Conçu et édité en Cévennes, ce livre est composé en Trajanus Roman et imprimé en Occitanie sur Arena Rough Natural 100 g pour l’intérieur et sur Materica Verdigris 250 g pour la couverture.
91 en stock
Au col…
Remembrances en clapas
Bernard Grellier
Berger honoraire, comme il se qualifie lui-même, Bernard Grellier a transhumé pendant plus de 40 ans en Cévennes, dont près de 30 au col de Salidès, un livre toujours en poche, un carnet dans l’autre.
Dans ce court recueil, il raconte et partage ce qu’il a vu, entendu, ceux qu’il a croisés et rencontrés, faune et flore, vistemboirs, gentes et malotrus…
Écrit et édité en Cévennes, ce livre est composé en Trajanus Roman et imprimé en Occitanie sur du papier Arena Rough Natural 100 g pour l’intérieur et sur Materica Terra Rossa 180 g pour la couverture.
98 en stock
Al còl…
Remembres aclapassats
Édition bilingue français-occitan
Textes de Bernard Grellier,
traduits par Véronique Fiol
& Estève Hammel
Berger honoraire, comme il se qualifie lui-même, Bernard Grellier a transhumé pendant plus de 40 ans en Cévennes.
« Je suis le berger qui a passé quelques étés sur ce col, qu’enfant je fréquentais déjà. »
« Siái lo pastre qu’a passat d’unes estius pel còl qu’enfant, ja, trevavi. »
Écrit et édité en Cévennes, ce livre est composé en Trajanus Roman et imprimé en Occitanie sur du papier Arena Rough Natural 90 g pour l’intérieur et sur Materica Terra Rossa 180 g pour la couverture.
90 en stock
« Au début de l’été, j’espère aller avec Julia rejoindre les amis qui suivent comme chaque année la transhumance du troupeau de Bernard et Nadine. Nous passerons la première nuit près du Vigan, puis nous partirons de Valleraugue pour gravir les pentes de l’Aigoual au long de la draille. Nous coucherons à Bonperrier dans la bergerie en ruine qui domine une combe rase. À la halte de midi, nous nous retrouverons sur un col. Chacun ajoutera le bref récit de son année écoulée au vin et aux victuailles apportées avec nous par le cheval patient. Cette réunion dans la chaleur de juin rappelle les retrouvailles fraternelles des assemblées du désert, au temps de la résistance protestante. Ici, sans Dieu ni prière, simple rencontre d’êtres qui s’efforcent, chacun à sa façon, de vivre en humains. Pleinement et juste humains. C’est peu, et c’est terriblement ambitieux, mais enfin. Cette troupe très petite, mais il y en a tant d’autres, n’a que ses expériences à échanger. François, avocat de Montpellier qui prend en charge, très loin souvent, la défense de droits bafoués. Un économiste qui cherche une voie alternative aux détresses de la paupérisation mondiale. Lili et Christian, éleveurs du Vigan qui sont en liaison tout au long de l’année avec d’autres éleveurs dans le monde ‒ et l’an dernier, ce furent des Touaregs qui sont venus rendre la visite qui leur avait été faite et suivre le troupeau cévenol, et chaque soir nous avons eu notre thé à la menthe. Un maire d’un village paysan de Roumanie. Des infirmières en Avignon. Et Régine et Patrick, bien sûr, mes amis venus de leur village au pied du Sauveterre. Ils m’ont aidé, jadis, à sauver les éditions, et ils en ont aidé bien d’autres depuis, silencieusement. Générations mêlées, qui savent, peut-être, ce que je n’ai pas su lorsque j’avais vingt ou trente ans : que l’on ne changera pas le monde en quelques années, qu’une génération n’y suffit pas, qu’il n’y a jamais de table rase du passé, ni pour le meilleur, ni pour le pire. Le meilleur ne sera jamais acquis. Le pire ne sera jamais définitif. Tant du moins qu’il y en aura pour, même petitement, même maladroitement, même au prix de tant de grandes défaites entre tant de petites victoires, résister. »
François Maspero, Les abeilles & la guêpe, Le Seuil, 2002.
Et en images : Maspero en Cévennes


